Doc La guerre des Malouines


Durée: 0h47
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Les négociations en vue d'un règlement du conflit argentino-britannique sur la souveraineté des îles Malouines commencèrent au milieu des années soixante aux Nations unies. Les discussions étaient encore en cours en avril 1982, lorsque les forces argentines envahirent et occupèrent les îles (Malouines, Géorgie-du-Sud et Sandwich-du-Sud) pendant environ dix semaines dans une tentative de régler la question par la force.



Mais l'enthousiasme des Argentins suscita l'humiliation et la colère des Britanniques qui décidèrent de riposter. Ce fut la guerre des Malouines (blocus maritime et attaque de la flotte argentine) au terme de laquelle l'Argentine fut vaincue par les forces britanniques et se rendit le 14 juin 1982. Trois jours après la capitulation argentine, le général Galtieri démissionnait de la présidence de la République argentine; il avait lancé son pays dans l'aventure nationaliste dans l'espoir de sauver la dictature militaire menacée par la crise économique et les mobilisations syndicales.



Il croyait aussi que les Britanniques ne protesteraient que pour la forme, car Londres s'était bel et bien désintéressé du sort de ces îles déjà qualifiées par Samuel Johnson au XVIIe siècle «de rude inhospitalier et coûteux appendice aux possessions de la Couronne». Mais le «désastre des Malouines» pour les Argentins a eu pour effet de précipiter la chute de la junte militaire, en 1983, et le retour à la démocratie.



Toutefois, la guerre des Malouines, loin d'être une crise sans importance, a fait près d'un millier de morts et son souvenir reste vivace tant en Argentine qu'en Grande-Bretagne, ce qui a suscité des rancœurs patriotiques tenaces. Pour les Argentins, la Grande-Bretagne aurait fait la guerre et sacrifié des vies, non pas pour les bergers des Malouines, mais plutôt pour miser sur le potentiel minier et pétrolier de la Péninsule, voire pour renforcer l'orgueil britannique, ce qui leur paraît encore plus «stupide». Pour la Grande-Bretagne, la stratégie de la réplique militaire à l'Argentine de la part de la «Dame de fer» (Margaret Thatcher) correspondait à une volonté de susciter l'orgueil national afin de faire oublier le chômage, l'austérité, le problème irlandais et renforcer son propre prestige auprès des électeurs en cas de victoire.

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